Responsabilité et esprit critique

PAR L’ÉQUIPE DE RÉDACTION |

Le numéro que vous tenez entre vos mains rassemble des textes qui ne se contentent pas d’en appeler à la responsabilité, mais qui exercent cet esprit critique qu’il nous faut transmettre au cégep, aussi bien dans la formation générale que dans les formations spécifiques. 

L’enseignement supérieur a cette charge essentielle, comme nous le rappelle avec justesse le texte de Grégoire Bédard, professeur de littérature et de cinéma au Cégep de Drummondville. Une responsabilité qui n’est pas toujours bien comprise, surtout dans les périodes de grande crédulité où le savoir scientifique lui-même est banalisé par de simples opinions, et qui doit donc être justifiée hors de l’institution. C’est un défi immense dont nous parle Jérémy McEwen, professeur de philosophie au Cégep Montmorency (p.2). Parfois la compréhension se passe d’argument : elle peut jaillir d’un effet sensible comme arrive à en provoquer l’artiste urbain Peter Gibson, alias Roadsworth, en métamorphosant des lieux publics (huit de ses œuvres figurent dans ce numéro, auquel il a généreusement accepté de contribuer). Chose certaine, nous ne parviendrons à rien si nous travaillons en vases clos : le succès dépend de la mise en place d’une culture de collaboration et de discussion. C’est précisément ce que nous rappelle Rachel Sarrasin, professeur de science politique au Cégep Gérald-Godin (p.5). Et c’est aussi ce qu’on entend dans le texte de présentation de Geneviève Lisée, directrice adjointe au Cégep de Drummondville (p.7). Et tout doit pouvoir collaborer, jusqu’à l’intelligence artificielle dont nous nous méfions souvent à tort, comme nous l’explique Louis Marchand, professeur en informatique au Cégep de Drummondville (p.8). Car il n’est pas interdit de penser qu’une somme d’intelligences, humaines et artificielles, soit requise pour arriver à répondre à la complexité de la crise environnementale qui nous menace. Bonne lecture ! ■