Journée des femmes 2017

par JOËLLE MATHIEU | 

La Journée internationale des femmes aura lieu le 8 mars. Le thème, cette année,en est l’égalité sans limites. 

Quelle est la différence entre l’égalité de droit et l’égalité de fait? 

L’égalité de droit pour les femmes est garantie par la Charte canadienne des droits et libertés. L’article 15 de cette charte stipule clairement que toutes les personnes au Canada – sans distinction de religion, d’origine nationale ou ethnique, de couleur, de sexe, d’âge ou de déficiences mentales ou physiques – sont égales devant la loi (Gouvernement du Canada, 2017). Une femme ne doit donc pas subir de discrimination à cause de son sexe.  

Les femmes et les hommes doivent avoir des conditions égales pour exercer pleinement leurs droits, pour exploiter leur potentiel ainsi que pour contribuer à l’évolution politique, économique, sociale et culturelle tout en profitant également de ces changements (Gouvernement du Québec, 2007).

Est-ce que cette belle théorie se traduit en pratique?

L’égalité de fait est ce que nous constatons dans la réalité. Dans les faits, l’accès des femmes à l’égalité est sans cesse limité. « L’impact sexiste des mesures d’austérité dont les coupes dans les services publics, les multiples violences contre les femmes et notamment les femmes autochtones, l’absence d’équité salariale pour de nombreuses femmes, la privatisation des services de garde éducatifs, la discrimination systémique en emploi qui perdure pour toutes les femmes et en particulier pour les femmes racisées ou en situation de handicap, le mythe de l’égalité déjà là : la liste des barrières dressées devant les femmes semble se reproduire à l’infini » (Intersyndicale des femmes, 2017). De là le choix du symbole de l’infini sur l’affiche de la Journée internationale des femmes en 2017.

Selon le Secrétariat à la condition féminine, malgré le fait que le Québec soit considéré comme une société égalitaire et qu’il soit cité comme modèle par plusieurs autres nations, il reste encore beaucoup de chemin à faire pour que l’égalité de droit se traduise par une égalité de fait. La persistance des discriminations et de la division sociale des rôles est certainement l’une des principales raisons de la difficulté d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes. Ainsi, il est important de combattre les stéréotypes sexistes qui nuisent à l’épanouissement des filles et des garçons. Dans cette optique et pour souligner la Journée internationale des femmes du 8 mars, le personnel enseignant du cégep a été convié à une activité sur les rapports sociaux de sexe animée par Julie Allard, enseignante en sociologie, et moi-même, Joëlle Mathieu, enseignante en anthropologie. ■